FLEURS D’ÉQUINOXE
▎ Yasujiro Ozu
彼岸花
1958 – Japon – 35mm Agfa Color – sonore – vostfr – 1h58
scénario : Ton Satomi, Kôgo Noda, Yasujirō Ozu
image : Yûharu Atsuta
musique : Takanobu Saitô
production : Shizuo Yamanouchi pour la Shochiku
avec Shin Saburi, Kinuyo Tanaka, Ineko Arima, Yoshiko Kuga, Keiji Sada…
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Il est 15h21 sur le quai de la gare de Tokyo et, alors qu’on annonce des vents violents, deux balayeurs discutent de la valse de mariages qu’ils ont vu défiler le matin.
Songe d’un mariage rêvé ? Ou comment un groupe de femmes scie insensiblement la branche du patriarcat…
C’est le premier film couleur d’Ozu. Agfa Color. C’est un événement en soi. Plus important que le premier pied sur la lune. Cette théière rouge me hante.
C’est aussi une comédie.
Comment décrire le cinéma d’Ozu sans ressembler à un éléphant dans un magasin de porcelaine d’Imari ? Les mots sont superflus. Objectif 50mm. Planète Ozu.
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« En passant des extraits de Mizoguchi, de Kurosawa et d’Ozu, j’encense les deux premiers aux dépens du troisième, tandis que je constate qu’Ozu les écrase complètement. Une bobine d’Ozu en sandwich entre Kurosawa et Mizoguchi m’a fait comprendre son génie. »
Henri Langlois
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« L’œuvre d’Ozu est de celles dont la découverte, même tardive, nous oblige d’une certaine façon à repenser le cinéma. Cette œuvre n’est pas de celles qui se rangent sans résistance dans les catégories qui nous permettent habituellement d’organiser le champ du cinéma. Elle n’est pas annexable, telle quelle, à quelque territoire déjà connu et décrit de notre carte mentale du cinéma. ».
Alain Bergala
▎dimanche 17 mai • 17.00
▎6 €


