À L’AFFICHE

▎23 – 29 septembre 2026

GRAN LUX
11 bis, rue de l’Égalerie
42100 Saint-Étienne
tramway T1 & T3 : arrêt place Bellevue
adhésion Coxa-Plana 2026 : 3 €

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Virgil Vernier
Jacques Rozier

numérique
film 16mm

Peter Weir

film 35mm

Jean-Daniel Pollet
Darry Cowl

films 35mm

4    Short Cuts

Robert Altman

film 35mm

Francis Ford Coppola

film 35mm

6    Duel

Steven Spielberg

film 35mm

7    Driver

Walter Hill

film 35mm

8    Hitcher

Robert Harmon

film 35mm

William Friedkin

film 35mm

1

IMPERIAL PRINCESS

▎Virgil Vernier

2024 – France – numérique – sonore – 47 min.
images : Iulia Perminova
montage : Mila Olivier
musique : Laurel Halo, Nicolas Mollard
production : Petit Film, que le Gran Lux remercie vivement.
avec Iulia Perminova

–
Iulia vit seule à Monaco depuis le départ de son père, oligarque retourné en Russie à cause des sanctions contre son pays. Elle ne va plus en cours. Elle erre le jour, la nuit dans une ville rocher de conte de fée défiscalisé. Son téléphone est la caméra stylo de son journal intime. Elle traverse le miroir…

Entre Dubaï et la principauté, les yachts et les bolides de formule un, un petit être humain fabrique un film documentaire à la main. Le réalisateur n’est jamais là. Personne pour tuer la vie dans l’œuf, crier « Moteur ». 

Prenons le risque de ne rien écrire de plus. 

« Je ne suis jamais Grace Kelly, je suis toujours quelqu’un qui ressemble à Grace Kelly. »
Grace de Monaco.

+

RENTRÉE DES CLASSES

▎Jacques Rozier

1956 – France – 16mm noir et blanc – sonore – 24 min. 
directeur de la photo : René Mathelin
avec René Boglio, Marius Sumian, le maître et les élèves de Correns

–
C’est le jour de la rentrée des classes à Correns, un petit village du Var. René n’a pas fait ses devoirs de vacances ; il jette son cartable à la rivière et part faire l’école buissonnière.
Un chef-d’œuvre et puis c’est tout.

mercredi 23 septembre • 20.00

PAF: 5€

2

MASTER AND COMMANDER

▎Peter Weir

2003 – États-Unis – 35mm couleur – Scope – Dolby Digital – vostfr – 2h18
d’après la saga maritime de Patrick O’Brian
directeur de la photographie : Russell Boyd (Pique-nique à Hanging Rock)
décorateur : Robert Gould (Starship Troopers)
sound designer : Richard King
producteur : Samuel Goldwyn Jr. pour la 20th Century Studios
avec Russel Crowe, Paul Bettany, James D’Arcy, Edward Woodall, etc.

–

1805, durant les guerres napoléoniennes, le HMS Surprise, vaisseau de la Royal Navy, commandé par le capitaine Jack Aubrey — dit Jack la Chance — a pour mission de capturer le vaisseau corsaire français Acheron qui mène la guerre dans l’Océan Pacifique.
Cette transposition indirecte de Moby Dick est tout à la fois un documentaire historique, un tableau réaliste, voire naturaliste, qui exalte le sel, la poudre à canon et le scorbut ; c’est aussi un somptueux spectacle épique, dernier spécimen d’un âge d’or hollywoodien révolu. 

Sans préambule, c’est l’immersion totale. Nous sommes tous à bord à nous serrer les coudes, terrifiés ou exaltés par cette vie d’un autre monde. 

Batailles et tempêtes marines à couper le souffle, halte azurée aux îles Galapagos, clairs-obscurs soudain happés par les audaces formelles d’un Turner…
Le film évite aussi le récif des clichés du genre. Le capitaine anglais n’est pas fou. Son adversaire non plus. Ce sont deux grands marins déterminés. Avec leur équipage, ils font corps. Quiconque entre dans le cadre, le moindre mousse, existe, vit, se bat ou meurt entouré de ses frères (d’arme). 

Peter Weir et son producteur insuffle au tournage ce même esprit d’équipe indispensable à leur art. Le cinéma c’est l’aventure, une « exploration passionnée de l’inconnu ».
All hands on deck!

jeudi 24 septembre • 20.00
dimanche 27 septembre • 20.00

PAF: 6€

3

POURVU QU'ON AIT L'IVRESSE

▎Jean-Daniel Pollet

1958 – France – 35mm noir & blanc – 1.37 – Mono – 20 min.
musique : Claude Bolling
avec Claude Melki

–
Paris. Dans un dancing de banlieue, un jeune homme timide regarde les couples danser sur des airs de mambo, calypso et autres cha cha cha. Drague ou zig zag ?
Noirs, antillais, maghrébins, gitans et titis coexistent dans la vie comme sur la piste de danse dans un grand bal fraternel.

+

JALOUX COMME UN TIGRE

▎Darry Cowl

1964 – Fr – 35mm noir et blanc – 1.66 – Mono – 1h26
producteur : Jules Borkon (Les Yeux sans visage)
avec Darry Cowl,  Francis Blanche, Jean Poiret, Michel Serrault, Dany Saval, Jean Yanne, Michael Lonsdale, Pierre Tornade…

–
Henri et Sophie pourraient vivre heureux, si lui n’était pas d’une jalousie maladive. Quoi que fasse sa compagne, il ne cesse de la suivre, mettant à mal la vie du couple. Lorsque le patron de Henri, un dragueur invétéré, commence à s’intéresser à Sophie, c’est l’escalade.
« En 1963, narguant le bon sens, un banquier, sûrement fatigué, a tenu à financer la réalisation d’un film entièrement dirigé par ma propre personne incompétente. » Vive la  philanthropie !
Étirant des gags plus absurdes les uns que les autres, Darry Cowl transforme une comédie navrante en un bijou surréaliste et l’un des films les plus fous des années 1960.   

C’est absolument n’importe quoi à la virgule près.

« Les Marx Brothers sont tombés sur la tête. » Signé Furax

samedi 26 septembre • 17.00

PAF: 6€

4

SHORT CUTS

▎Robert Altman

Les Américains

1993 – États-Unis – 35mm couleur – Scope – Dolby Stéréo – vostfr – 3h08
d’après Raymond Carver
directeur de la photographie : Walt Lloyd (Pump Up The Volume, Sexe, mensonge et vidéo)
musique : Mark Isham (Le Mystère von Bülow, Traque sur internet)
avec Andie MacDowell, Jack Lemon, Julianne Moore, Matthew Modine, Jennifer Jason Leigh, Chris Penn, Lili Taylor, Madeleine Stowe, Tim Robbins, Rober Doney Jr, Tom Waits, Frances McDormand…

–
Un ballet d’hélicoptères sulfate l’American way of life.
À travers les trajectoire entrecroisées de 22 personnages, le film décrit quelques jours de la vie à Los Angeles en 1993. 
Le quotidien prolétaire états-unien avec ses petits riens, ses incidents, ses rencontres fugaces, sa dinguerie : un flic libidineux et une clown d’anniversaire, une serveuse désabusée et un écolier, un boulanger et des parents endeuillés, une maman addicte au téléphone rose, des hommes toxiques ou pathétiques, un casting de rêve, avec ou sans culotte… Et comme dans Sunset Boulevard, quelque part, un cadavre flotte.
Un film musical qui tisse sa toile, musarde, passe volontiers du tragique au comique et fait circuler des personnages d’une histoire à l’autre pour « homogénéiser cette soupe à la Carver ».

Une comédie italienne sous le soleil de Californie ?
Un film sans super-héros. 

Pluie 

Me suis réveillé ce matin avec 
un besoin terrible de passer la journée au plumard 
à lire. Y ai résisté une minute.

Puis j’ai regardé par la fenêtre la pluie.
Et abandonné. Me suis entièrement 
confié à la garde de ce matin pluvieux.

Est-ce que je revivrais ma vie ?
Commettrais les mêmes erreurs impardonnables ?
Oui, à la moindre occasion, oui.

Raymond Carver

samedi 26 septembre • 20.30
lundi 28 septembre • 20.00

PAF: 6€

 

5

APOCALYPSE NOW REDUX

▎Francis Ford Coppola

1979 – 2001 – États-Unis – 35mm – couleurs – vostfr – 3h22
scénario : John Milius, Francis Ford Coppola, Michael Herr d’après Joseph Conrad
image : Vittorio Storaro
décors : Dean Tavoularis
avec Martin Sheen, Marlon Brando, Robert Duvall, Aurore Clément, Dennis Hopper…

–
Une escouade de l’U.S. Army remonte un fleuve vietnamien à la recherche d’un Bouddha sanguinaire.

Good, good, good, good vibrations (oom bop bop)
Oh, my my, what a sensation
Oh, my my, what elation
Oh, my my, what.

Jungle rouge et bleue, bunnies dans la boue jusqu’au cou, surfeurs défoncés à la mitraillette, biberonneurs de napalm, tigres, hélicoptères, dollars mégalos, réalisateur parano… Dès le début, le Dolby Stéréo Surround annonce la couleur :
This is the end.
Quelqu’un a-t-il vu Marlon Brando ?
La version Redux, c’est plus d’herbe et moins d’acide.

dimanche 27 septembre • 15.00

PAF: 6€

 

6

Tom et Jerry présentent :

DUEL

▎Steven Spielberg

1971 – États-Unis – 35mm couleur – 1.85 – vf – 1h31 
scénario : Richard Matheson
directeur de la photographie : Jack A. Marta
montage : Frank Morriss
avec Dennis Weaver, Jacqueline Scott, Eddie Firestone…

–
Un voyageur de commerce roule tranquillement dans sa petite voiture rouge. Il est pris en grippe par un gros camion citerne rouillé. Voici dévoilés les uniques ingrédients de cette lutte à mort autotractée. C’est tout ? 

C’est amplement suffisant pour que le jeune Steven dévoile dès son premier film tous ses talents visuels. Un camion, un requin, un tyrannosaure qu’importe, pourvu qu’on ait l’ivresse du danger et le trouillomètre à zéro. Les routiers sont sympas ! Ça dépend…
C’est aussi sur le fil d’éléments aussi ténus que naît le meilleur du fantastique : bienvenue dans la Twilight Zone.

Mouvement, cadre, plan (américain), montage (russe) & soudain le son : voilà ce à quoi notre  petit banlieusard boutonneux a consacré sa vie. Comment vit-on avec une caméra dans la tête ? Pas mal. Pas mal du tout.

+ Bonus caméra subjective sur roue.

vendredi 25 septembre • 20.30

PAF: 6€

7

Steve McQueen présente :

DRIVER

▎Walter Hill

1978 – États-Unis – 35mm couleur – 1.85 – Mono – vf – 1h31
directeur de la photographie : Philip H. Lathrop (Le Point de non-retour)
musique : Michael Small (Klute, Marathon man)
producteur : Lawrence Gordon (Predator, Piège de cristal) & Frank Marshall (Gremlins 2)
avec Ryan O’Neil, Bruce Dern, Isabelle Adjani… 

–

Los Angeles. À la sortie d’un casino, « la joueuse » est témoin de la fuite de deux gangsters qui n’échappent à la police que grâce à l’habileté du « chauffeur ». « Le détective » veut avoir sa peau et lui tend un piège…

Un film post-moderne = sans chichi, ni superflu. Le flic, la fille, le voyou, la voiture et la ville.
Les néons électriques se reflètent sur les carrosseries d’une Mercedes orange détruite avec style, d’une Pontiac Firebird Trans Am, d’une Cadillac Fleetwood 60 Special Brougham, d’une Alfa Romeo 2000 GT Veloce ou d’une nerveuse petite BMW 2002 de 1974.
Alain Delon est joué par Ryan O’Neil et comme dans Barry Lyndon, il surprend. Melville traverse la rue et croise Isabelle Adjani, beauté glaciale comme vidée de son sang. 
Adrénaline et vrombissement nocturne des moteurs, crissement de pneus et cri aigu du klaxon composent la musique bestiale de courses-poursuites qui semblent ne jamais prendre fin.
Bitume mon amour.
En 2011, Nicolas Winding Refn fait le même rêve. Driver s’intitule Drive.

samedi 26 septembre • 15.00

PAF: 6€

8

Blablacar présente :

HITCHER

▎Robert Harmon

1986 – États-Unis – 35mm couleur – Scope – Dolby Stéréo – vf – 1h37
scénario : Eric Red
directeur de la photographie : John Seale (Mad Max Fury Road)
avec Rutger Hauer, Jennufer Jason Leigh, C. Thomas Howell…

–
Par un soir pluvieux, Jim Halsey, un jeune homme convoyant une voiture à travers les États-Unis, embarque un auto-stoppeur qui s’avère rapidement être un serial killer. « Mon chéri, ne prend personne en stop. » S’il avait écouté sa mère, il n’y aurait pas de slasher.

Un paysage désertique traversé par une route rectiligne interminable, garages poussiéreux, stations-service, restaurants, motels hitchcockien… Robert Harmon (ex-photographe chez Playboy) filme la relation tordue entre un Rutger Hauer en pleine forme, psychopathe quasi-surnaturel aussi séduisant qu’inquiétant, et un jeune éphèbe à la plastique hollywoodienne parfaite (sic). Ça n’est que de la fiction. Qui sait ? 

Un film moins simple qu’il n’y paraît devenu un classique grâce à la VHS. 

« Il y a un tueur sur la route
Son cerveau se tortille comme un crapaud
Si tu prends cet homme en voiture
Les beaux souvenirs disparaîtront. »
Riders on the Storm / The Doors

vendredi 25 septembre • 22.30

PAF: 6€

 

9

Jeanne Moreau présente :

POLICE FÉDÉRALE LOS ANGELES

▎William Friedkin

TO LIVE AND DIE IN L.A.
1985 – États-Unis – film 35mm couleur projeté en 16mm – vostfr – 1h56
image : Robby Müller (Super !)
musique : Wang Chung
avec William Petersen, Willem Dafoe, John Pankow, John Turturro, Dean Stockwell, Robert Downey Sr.…

–
D’après une histoire vraie…
Un agent des services secrets, Hart, est abattu par Masters, un faux-monnayeur.
Son coéquipier, Chance, tête brûlée plus têtu et mal élevé que l’inspecteur Harry, se lance à la poursuite du meurtrier. Vivre et mourir à L.A.

Friedkin a mangé un lion. Perfusé par l’énergie des films de samouraï et de la vague MTV des années 80, il appuie sur le champignon. Travellings latéraux, panoramiques speed, caméra portée, colorimétrie fluo : tout concourt à nous mettre dans l’état de transe du chasseur, incarné par le troublant William Petersen (il tournera le Manhunter de Michael Mann juste après).

Fausse money fabriquée par un simili-Warhol, cité des anges schizo et deux points d’orgue : un twist culotté et la nouvelle plus belle poursuite de voitures de tous les temps. Friedkin pulvérise son record de French Connection. Existe-t-il meilleure façon de visiter cette ville ?

mardi 29 septembre • 20.00

PAF: 5€