"Larmes de joie" de Mario Monicelli





"Larmes de joie" de Mario Monicelli

"Larmes de joie" de Mario Monicelli

"Larmes de joie" de Mario Monicelli




LARMES DE JOIE

RISATE DI GIOIA

Italie - 1960 - projection en pellicule 35mm N&B - vostfr - 1h46 min.
d’après Alberto Moravia
photo : Leonida Barboni
avec Anna Magnani, Toto, Ben Gazzara, Rome...


Une figurante de Cinecittà, qui se rêve diva de l’écran, et un artiste de music-hall, qui vit de petites combines, se retrouvent, une fois encore, à vivre ensemble la nuit de la Saint-Sylvestre. De fête en fête, de mésaventure en mésaventure...

Personnage à part entière, la Rome de 1960 qui court pour ressembler trait pour trait à son image sur l’écran : celle de la Dolce Vita.

Ici, on erre avec les laissés-pour- compte, les paumés de l’existence qui se débattent pour sortir la tête de l’eau. Dans le caniveau on trouve de petits trésors, des raisons d’espérer, de rire.
Un bref moment de bonheur, c’est la vie qui offre à nos deux artistes sans nom la possibilité d’exceller dans les rôles qu’on ne leur donnera jamais.

Magie du cinéma italien : si la Magnani et Toto sont les deux monstres sacrés de leur époque, jamais on ne doute de leur incarnation. Ils ne se glissent pas parmi le peuple, ils ne fabriquent pas du vrai plus vrai que nature. Ils sont la péninsule italienne d’après guerre, celle avec les poches désespérément vides.
Monicelli, et ses scénaristes acérés n’ont cure de peindre la vie comme un immense trou noir. L’humour, présent dans presque toutes les scènes, même s’il emprunte au désespoir : c’est la vie même.


« Je salue la fraternité des hommes,
le monde des arts,
et Anna Magnani.
»
Message de Youri Gagarine lors du premier vol spatial habité, le 12 avril 1961.